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Les instruments La lunette Takahashi TOA-130F est un instrument imposant qui offre une belle focale (1’000 mm), avec une ouverture à f:7,7. La qualité optique est excellente et, avec un aplanisseur de champ, elle assure des étoiles fines et sans coma jusque dans les angles. Avec les caméras à grand capteur, il vaut la peine de préparer de bons flat fields sous peine de voir des “aretefacts” désagréables et difficiles à corriger ensuite à l’écran. L’installation, avec les colliers Takahashi, est plutôt facile, mais l’encombrement est important: l’installation complète avec le focuseur électrique et la caméra mesure 130 cm de longueur. L’astrographe Takahashi Epsilon 180. Avec une ouverture à f:2,8 pour une focale de 570 mm, c’est un “puits à lumière” absolument magnifique, qui permet le luxe de poses courtes. La mise au point est très délicate, le montage des caméras tout autant car la course du focuseur est très faible. J’ai dû faire faire une bague sur mesure chez www.preciseparts.com. Le LX 200 Meade 8” ACF (2000 mm à f:10) est un instrument qui offre un bon rapport qualité-prix, et donne des images sans aberrations jusque dans les angles. La lunette Takahschi New Q FSQ106ED est la nouvelle lunette que la firme japonaise dédie à la photographie sur de gros capteurs. Elle a une focale de 530 mm. à f:5, et surtout un cercle d’image de 88 mm. Il s’agit d’un quadruplet ED de type Petzval, qui rend superflu un aplanisseur de champ. L’image est nette et sans déformation jusque dans les bords et les angles. Elle est très compacte, mais lourde (7 kilos le tube seul!). Elle est installée à mon “observatoire secondaire” de St-Martin, en Valais, sur une monture Takahashi Temma-200. Le PST Coronado (Personal Solar Telescope) est réservé à l'observation solaire, comme son nom l'indique. Les caméras L'observatoire dispose de deux caméra CCD SBIG STL-11000. L’une dispose d’un capteur 24 x 36 couleur Kodak KAF-11002CM (4008 x 2672 pixels). L’avantage principal réside une plus grande simplicité d’acquisition et de traitement des images. Comme il s’agit de fichiers RAW, il est tout à fait possible de les traiter selon la méthode traditionnelle, soit en procédant à l’extraction des couleurs, et en les recombinant ensuite. Mais l’extraction des couleurs dans CCDOps est d’une telle simplicité qu’on aurait tort de s’en priver: un clic de souris et quelques réglages chromatiques fins suffisent. L’autre caméra est monochrome. Elle est équipée d’une roue à filtres à huit positions, avec les filtres luminance, rouge, vert, bleu, hydrogène alpha, oxygène III et soufre II. C’est une excellente machine, mais un peu déséquilibrée, avec un porte-à-faux important. Des problèmes de flexion du tube optique peuvent se poser. L’autoguidage se fait soit par le capteur secondaire intégré aux caméras, soit avec une caméra externe, souvent utile lorsque les étoiles-guides sont faibles. On sait qu’avec le filtre bleu notamment, ou avec les filtres travaillant dans les bandes de l’hydrogène, de l’oxygène et du soufre, le suivi d’une étoile peut être problématique si le capteur ne la “voit” plus. L’observatoire dispose encore d’un Canon EOS 10D, et d’une camera video DBK couleur, qui donne d’excellents résultats en planétaire.
L’installation de St-Martin (Valais), avec la FSQ-106 ED, sur une colonne en inox.
En haut, la caméra de guidage externe Sbig TC-237H, ici montée sur le Celestron LX-200 ACF 8”. En bas, la CCD Sbig STL-11000 avec la roue à huit filtres (CFW-8). La cordelette rouge sert à sécuriser la caméra en cas de chute intempestive...
La TOA-130, ici surmontée du Meade LX-200 ACF 8”.
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